Y'a peu de temps, un copain (Chico) m'a dit que la musique jamaïcaine était l'origine des rythmes de toutes les musiques modernes. Voici un article (qui provient d'un magasine peu connu) je vais pas faire genre c'est moi qui l'ait écrit mais je suis a peu près d'accord sur la plupart du contenu. Après chacun son avis.(ok mm si on c mis d'accord que ct la musique d'esclaves je mets kom mm l'article prck je l'aime bien)
"Voyez-vous, sans le blues, les musiques d'aujourd'hui ne seraient pas ce qu'elles sont. Car la musique a besoin d'une dose de vérité, d'authenticité. Et, question d'authenticité, le blues se pose un peu là. Avant d'être un loisir, c'est un fait, la musique est une nécessité vitale. Aucun peuple en aucun temps n'a vécu sans musique. On bouffe, on boit, on pisse, on chie, et on chante! Un acte naturel en fait, un acte naturel d'abord. Ensuite, viennent les artificiers qui transforment la nécessité vitale en produits de consommation.
Il n'y a que deux musiques au monde qui soient profondément tragiques ou foncièrement joyeuses. Tristes parce que c'est ainsi ; joyeuses parce que, ainsi, on ne peut pas le rester sans se flinguer. Tristes à la suite d'une déchirure fondamentale, joyeuses pour combler au mieux cette déchirure. Cette union des contraires n'existe que dans la musique tzigane et dans le blues. Toutes les autres musiques sont sociales, sociables; bien élevées. Musiques profanes de danse, de fête, de mort mais une musique de société. Même quand il y a un souffle personnel (la musique romantique européenne notamment) , la mise en notes des affres personnels, les émois de l'esprit , on n'est jamais que sur le divan du psychanalyste, le psychanalyste de groupe. Le blues, comme la musique tzigane, se trouve à un autre niveau, supérieur pour ce qui est de l'émotion car c'est un cri. Juste un cri. Un cri juste.
Imaginez. Vous êtes peinards, chez vous, depuis des lustres, comme vos parents et vos grands parents. Votre monde a un sens, les rues sont droites, on se lève le matin, on plaisante avec les copains, on fait les yeux doux à l'autres sexe, on se baigne dans la rivière, bref votre vie à un quotidien naturel. Mais soudain, brusquement, brutalement, Godzilla débarque et vous entraîne dans son monde où vous serez uniquement servile : un objet. (Métaphore de l'esclavage noir pour les idiots)
A chaque instant de votre vie, dans chaque respiration, à chaque pas, sous chaque regard, vous n'êtes plus rien et si peu de ce que vous étiez. Le sans-abri d'aujourd'hui, le clochard, l'innocent mis au rang des fripouilles, l'émigré clandestin, le plus torturé des fragiles, ne subissent pas cette castration de l'être. Le blues, comme la musique tzigane, naît dans cette situation. On pourrait même dire qu'elle est le premier pas vers une identité, le premier souffle d'une vie nouvelle. Pour les musique négro-américaines, les étapes suivantes auront pour nom rythm'n'blues, soul, rap, hip hop. Chacune d'entre elles validera une époque révolue, un esclavage de moins. Et, le discours se radicalisant, le propos se montre de plus en plus péremptoire. Mais au début était le blues.
Le bleu de l'âme à l'état pur, pour s'exprimer, a suivi tout son chemin du c½ur à la bouche, neurones aux cordes vocales. D'où le blues tel qu'on le connaît, né comme ça parce qu'il n'aurait pu naître autrement.
C'est pas pour vous foutre le bourdon mais pour vous donner la matière première, cette matière si prolifique qui permit l'essor du jazz, du rock, du rap, voire du reggae. Chacun des rejetons ayant par ailleurs eux aussi engendré des mouvements. Cette matière première, brute, il y en a encore beaucoup à tirer, le blues n'est pas mauvais gars.
(Regardez ce que Moby, en restant digne, en a tiré lol)
Revenir aux sources (ou commencer par là) ne peut pas être une mauvaise chose comme revenir à l'âme ne peut pas être un mauvais choix."
Augustin Marie.